Recel
Mis à jour le March 05, 2026 13:28
Le recel désigne le fait de détenir, dissimuler ou transmettre un bien dont on sait qu'il a été obtenu à la suite d'une infraction, comme un vol ou une escroquerie. Il s'agit d'un délit pénal qui engage la responsabilité de celui qui en est l'auteur, même s'il n'a pas directement participé à l'acte criminel initial.
Dans le cadre de l'assurance habitation, le recel peut avoir des conséquences importantes pour l'assuré. Si des objets volés sont retrouvés au domicile d'un assuré, cela peut soulever des questions sérieuses quant à sa bonne foi lors d'une déclaration de sinistre. En effet, l'assureur est en droit de refuser une indemnisation lorsque l'assuré est impliqué dans des activités illicites liées aux biens déclarés.
Voici quelques situations concrètes où le recel peut interagir avec votre contrat d'assurance habitation :
- Déclaration de vol frauduleuse : déclarer comme volé un bien que l'on a soi-même recelé constitue une fraude à l'assurance, passible de sanctions pénales et de résiliation du contrat.
- Sinistre impliquant des tiers : si un proche entrepose chez vous des biens recelés à votre insu, vous pouvez être impliqué dans une procédure judiciaire qui complexifie votre relation avec votre assureur.
- Perte de garanties : toute complicité avérée avec des activités illicites peut entraîner la nullité du contrat d'assurance.
Il est essentiel de savoir que la bonne foi est un principe fondamental dans toute relation contractuelle avec un assureur. En cas de doute sur la provenance d'un bien, il vaut mieux refuser de le conserver sous son toit.
Conseil pratique : pour protéger efficacement votre assurance habitation, veillez à toujours déclarer des biens dont vous pouvez justifier l'origine et conservez vos factures d'achat comme preuve de propriété légitime.
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